Ah la prévoyance, la grande oubliée des rendez-vous clients. Personne ne nous en parle spontanément…
La prévoyance n’est pas un sujet de désintérêt, mais c’est clairement un sujet qui met mal à l’aise. On associe le mot à la maladie, à l’invalidité, au décès. Trois évocations dont on préférerait, très logiquement, ne pas s’occuper aujourd’hui. Et pourtant, c’est bien là qu’il faut y penser : quand on va bien, pour préserver ceux qu’on aime d’une chute brutale de revenus le jour où un accident de la vie surviendrait.
Le résultat, je le vois régulièrement : lorsqu’on reprend les garanties en détail, certaines familles découvrent qu’elles sont moins couvertes qu’elles ne le pensaient. Quand un accident survient, les proches découvrent en pleine sidération ce qui n’a pas été anticipé. Il ne s’agit pas de dramatiser. Simplement de reprendre le sujet à froid, comme n’importe quel autre pan d’une stratégie patrimoniale.
Trois idées reçues qui expliquent le silence
La première erreur, c’est de croire que vous êtes couvert par votre contrat d’entreprise. C’est vrai partiellement, mais rarement à la hauteur du besoin réel. Le capital versé à vos proches en cas de décès dans un contrat collectif correspond souvent à un multiple de la rémunération, avec des montants très variables selon les garanties souscrites. Pour un cadre supérieur avec un patrimoine à protéger, un conjoint qui a réduit son activité pour la famille et deux enfants encore à charge, cela peut laisser un écart important avec le besoin réel. La portabilité du contrat après un départ de l’entreprise est par ailleurs limitée dans le temps.
Une autre idée reçue tenace consiste à penser que la prévoyance, c’est pour les gens à risque. La prévoyance ne concerne pas seulement les métiers exposés ou les situations fragiles : elle sert d’abord à mesurer les conséquences financières d’un accident de vie. Une souscription plus jeune et en bonne santé offre généralement davantage de choix et une tarification plus favorable qu’un contrat souscrit plus tard, en cas de besoin déjà pressenti.
La troisième idée reçue est peut-être la plus fausse : à mon âge, il est trop tard. Chez nous, le contrat Mon Assurance Décès accepte des souscriptions jusqu’à 75 ans, avec des formalités médicales allégées jusqu’à 45 ans pour un capital jusqu’à 400 000 €. Le prix évolue avec l’âge, mais la souscription reste ouverte jusqu’à 75 ans, plus tard qu’on ne l’imagine généralement.
Le bon moment, la bonne façon
Le bon moment pour poser le sujet n’est pas quand un imprévu médical l’impose, moment où la souscription devient plus complexe voire impossible. C’est plutôt lors des grandes étapes familiales, quand on est en bonne santé et qu’on a la sérénité de réfléchir aux différentes options.
Trois moments s’y prêtent particulièrement. La naissance d’un enfant, qui redéfinit brutalement les besoins de protection familiale. L’achat d’une résidence principale, où l’on pense à couvrir le crédit mais rarement à couvrir les revenus qui le remboursent. Ou plus tard, à l’approche d’une transmission, quand on veut s’assurer que ses proches disposent d’une trésorerie immédiate le moment venu.
Le contrat Mon Assurance Décès permet de choisir sur mesure le capital garanti, à partir de 30 000 € et jusqu’à 6 millions d’euros. Ses modalités de versement en cas de décès se personnalisent également : capital versé en une fois, mensualités échelonnées jusqu’aux 25 ans des enfants, ou combinaison des deux.
La prévoyance n’a rien à voir avec la peur. Elle a tout à voir avec le respect qu’on porte à ceux qui comptent pour nous. Je conseille de refaire le calcul après chaque changement important : naissance, achat immobilier, hausse ou baisse de revenus, séparation, recomposition familiale ou cession d’entreprise. C’est un équilibre à ajuster quand la vie change, pas un sujet que l’on règle une fois pour toutes.
| Sources
— Contrat « Mon Assurance Décès », distribué par Crédit Agricole Assurances (Predica) : capital garanti de 30 000 € à 6 000 000 €, adhésion possible de 18 à 75 ans, formalités médicales simplifiées jusqu’à 45 ans pour un capital jusqu’à 400 000 €, option de fractionnement du versement pour les enfants bénéficiaires jusqu’à leurs 25 ans. — Code des assurances : régime général des contrats de prévoyance décès temporaires. |
